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J. Seignalet
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Henri Joyeux
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crudivoristes |
Extrait du n° de janvier
2002 de la revue "Ca m'intéresse"
"Avec
son régime unique ce médecin stoppe des affections incurables"
De
l’admiration à la colère, Jean Seignalet suscite toute la palette des
sentiments chez ses collègues, mais n’en laisse aucun indifférent. Rien d’étonnant
à cela quand on connaît ses résultats: depuis près de vingt ans, ce médecin
de Montpellier, aussi savant que discret, a permis à des centaines de
malades de vivre normalement, à leur alimentation près, sans souffrance et
souvent sans médicaments. De quoi étaient-ils atteints? D’une de ces
multiples affections, de la maladie de Crohn à la migraine, dont on ignore
encore les causes et pour lesquelles il n’y a pas de thérapeutique vraiment
efficace. Trop beau pour être vrai? C’est ce que nous pensions avant de
rencontrer cet étrange personnage et quelques-uns de ses patients.
Le
Dr Seignalet nous a reçus à l’hôpital Saint-Eloi, où il exerce comme immunologiste.
Hématologue et de surcroît biologiste, ce pionnier de la transplantation rénale
passe beaucoup de temps en bibliothèque à l’affût de recherches de pointe
pouvant étayer sa théorie. Une théorie fondée sur d’immenses connaissances
scientifiques, mais si dérangeante pour la médecine conventionnelle qu’il ne
peut l’appliquer à l’hôpital. Son principe de base : l’extrême
importance de la nutrition, une science sous-employée sans rapport avec la
diététique simpliste consistant à mesurer les aliments en calories, à les diviser
en lipides, glucides et protides, et à suppnmer sel ou sucre pour telle ou
telle maladie. A l’opposé de cette vision quantitative, Jean Seignalet
s’attache à l’aspect qualitatif: il recherche les aliments qui nous
conviennent et ceux qui, parce qu’ils ne nous conviennent pas, provoquent des
maladies de plus en plus fréquentes. Accusés: toutes les céréales modernes
(sauf riz et sarrasin) obtenues par sélection, transplantation, hybridation ou
modification génétique; les laits d’animaux, si différents du nôtre, et
tous leurs dérivés; les graisses animales cuites, enrichies par la chaleur en
molécules complexes toxiques; les huiles végétales rendues nocives par
l’extraction à chaud; les menus carencés en vitamines et minéraux; les
additifs alimentaires et les polluants venant du sol ou des traitements donnés
aux animaux et aux plantes. Inadaptée à notre organisme, en particulier à nos
enzymes digestives inchangées depuis la préhistoire, la nourriture
moderne, riche en macromolécules nouvelles, agresse notre intestin. Celui-ci
devient hyperperméable et laisse passer ces agresseurs ainsi que les déchets
alimentaires et bactériens dans la circulation. Certains organismes s’en
accommodent. D’autres s’encrassent et quelques-uns, en raison d’une
susceptibilité génétique particulière, développent une réponse immunitaire
aberrante entraînant une réaction des défenses contre leurs propres
cellules. Résultats, ces maladies que Jean Seignalet dit «
d’encrassage»
: acné, fibromyalgie primitive, arthrose, migraine, psychose maniaco-dépressive,
dépression nerveuse endogène, diabète de la maturité, spasmophilie, etc.
Et, chez certains individus, des maladies auto-immunes : polyarthrite
rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique, lupus, érythémateux
disséminé, sclérodermie, sclérose en plaques, etc. Pour traiter toutes ces
affections, un régime unique (lire encadré, à dr.) et difficile à suivre,
d’autant qu’il doit être respecté à vie. Mais les résultats sont sidérants
: sur 200 patients atteints de polyarthrite rhuniatoïde, première affection «
explorée»
par Jean Seignalet, le régime a permis 83 rémissions complètes, 66 améliorations
à 90%, et il à50%. Pas question de nier les résultats exceptionnels des
nouveaux traitements, les anti-TNF-alpha. Mais leur coût (10 000 € par an,
non remboursés) en prive la majorité des malades. Alors pourquoi pas le régime
«
ancestral»?
Les spécialistes interrogés nient en bloc un lien démontré entre
alimentation et maladies auto-immunes et attaquent la qualité du régime.
Certains
spécialistes l’accusent de carences,d’autres l’ont adopté
Pour le Pr Olivier Fain (médecine interne, hôpital Jean-Verdier, à Bobigny), «il pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour les malades chroniques en les carençant en vitamine D ».
Le Pr Thomas Bardin (rhumatologie, hôpital Lanboisière, à Paris) le déconseille fermement car «c’est une source de carence en calcium d’autant plus dangereuse que les corticoïdes que nous prescrivons aggravent l’ostéoporose ».
Faux, rétorque le Dr Chos, spécialiste de micronutrition : « Ce régime est dur, mais sans risque de carence si l’on mange beaucoup de fruits, légumes et légumineuses et si l’on boit une eau riche en calcium. »
Pourtant, le Dr Jean-Marc Ziza (médecine interne et rhumatologie, hôpital Croix-Saint-Simon, à Paris) persiste: «Cette sorte de prescription détourne les malades de la médecine conventionnelle pas toujours efficace, mais qui apporte sûrement plus de chances d’amélioration, voire de guérison.»
Qui
croire? Le Pr Henri Joyeux peut-être,
qui résume le grand tort de son ami Seignalet : «
Son
immense expérience lui a permis de remettre en cause les faux acquis, de
pénétrer les nombreux non-dits de la médecine moderne. »Preuve
de sa conviction, le cancérologue n’hésite pas à envoyer ses patients
atteints de maladies auto-immunes à son confrère. Et il a lui-même utilisé
ce régime pour traiter de fortes douleurs lombaires consécutives à
une opération. «Mais, dit-il, j’ai ensuite réintroduit progressivement
le fromage de chèvre et de brebis. Chacun doit tester ce qui lui convient
ou pas.»
Dr
Jean Seignalet
lmmunologiste,
hématologue et biologiste hospitalier, maître de conférence à la faculté
de médecine de Montpellier.
Sa
théorie est simple mais repose sur des données scientifiques complexes
qu’il détaille dans son livre, l’Alimentation
ou la troisième médecine (éd. F.-X. de Guibert).
Source : http://www.caminteresse.fr/contenu_editorial/pages/magazine/dossier_mois/dossier_mois.php