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Bruno Comby
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Henri Joyeux
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G-C Burger |
Les liens entre Bruno COMBY et Guy-Claude BURGER...
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GUY-CLAUDE BURGER: une barbe christique, de longs cheveux blonds, une élocution posée et charmeuse, le bonhomme fait songer à l'autoportrait de Durer, les yeux fixés sur on ne sait quelle vérité fondamentale. Burger est le fondateur de l'instinctothérapie, plus connue sous le nom de «secte des crudivores».
Sa carrière démarre par une sorte d'illumination, un miracle: c'est un régime alimentaire qui l'a guéri, il y a vingt-cinq ans, d'un cancer du larynx. Du moins à ce qu'il dit, car il n'inventa son régime instincto qu'après une chirurgie et une chimiothérapie classiques. Le Suisse Burger puise ses considérations alimentaires dans la bible de la diététique écolo, écrite par le docteur Kousmine -suisse, elle aussi- dans les années 30. Un constat simple: tous les aliments disponibles sur la table d'un Occidental «industrialisé» sont malsains. Et Kousmine affirme que les pires de nos maux physiques ont là leur seule origine.
Burger, lui, extrémise le régime Kousmine. Dans « La guerre du cru », toute l'alimentation humaine passe à la casserole. L'homme qui découvrit le feu s'est fort trompé en faisant rôtir sa viande: la cuisson altère les molécules alimentaires et surcharge son organisme en toxines. Et le XXème siècle, avec ses sales habitudes, donne à l'humanité le coup de grâce: maladies dégénératives, cancers, rhumatismes, allergies, herpès et Sida ! La boîte de Pandore façon Burger, c'est la conserve et la casserole. L'instincto est un retour radical à un éden de santé.
Douce utopie dans laquelle Burger entraîne pas mal de disciples, à commencer par son épouse et ses deux enfants, dont, paraît-il, les défécations ne sentent pas, de même que les pieds de leur père: «Ces odeurs sont dues aux toxines incluses dans la transpiration et les fèces.» Mais en instincto on est purifié. Inodore, donc sain.
«Son épouse et ses deux enfants, dont, paraît-il, les déjections ne sentent pas.»
La famille Burger, instinctothérapeutes très crudivores
Au début des années 80, Burger s'installe au château de Montramé au coeur des douces combes de la Brie. Un magnifique ensemble de bâtiments du XIIème siècle, avec avant-corps et tourelles ouvragées. A l'entrée: les bureaux et la salle de conférences du maître des lieux: Guy-Claude Burger. De l'autre côté de la cour gazonnée, les réserves de nourriture crue, la salle de repas communautaire et les chambres des pensionnaires.
Des dames bon chic bon genre, avec pull de laine baba, sont à l'accueil et à la caisse. Car il vous en coûte tout de même 400 F. par jour pour vous faire détoxiquer, et le repas de midi fait ses 85 F. Les dames patronnesses encaissent la monnaie tout en vous faisant la propagande des folles vertus de l'instincto: « Grâce au régime de Burger, j'ai guéri d'un cancer incurable. » Par la suite, en visitant, vous tomberez sur deux sidéens, éloignés des autres, qui s'éteignent lentement dans leur lit.
L'odeur, une fois franchie la porte de la salle commune, est surprenante: rance, sure. C'est l'odeur des fruits, légumes et viandes crus. Qui mûrissent selon leur nature. A l'entrée s'entassent plusieurs sortes d'eaux minérales.
Car le bon instincto doit aussi choisir de bon matin son eau: Volvic ou Mont Roucous (l'eau numéro 1 au top des écolos). On ne touchera pas à l'eau courante, puisée dans les plaines, puisqu'elle est pleine de phosphates !
Le régime est le suivant: eau le matin, rien que de l'eau. A midi, c'est le premier repas, à base de fruits et de légumes crus. Protéines animales le soir: coquillages, poisson cru et viande boucanée. Tout devant être ingéré avant huit heures du soir. Après, les cycles biologiques de la digestion ne sont plus aptes à assimiler correctement la nourriture. Avant de dormir, on s'enfilera un bâton de casse, un purgatif exotique connu depuis Molière et Voltaire. Laxatif violent et efficace, la casse vous met en diarrhée pour quelques jours, le temps d'éjecter de vos intestins toutes les substances nuisibles.
Mais passons tout de suite à la cérémonie de midi: le déjeuner instincto. Pour Burger, les animaux mangent cru, et sentent d'instinct. Donc sentons !
Quatre longues tables recouvertes de toile cirée débordent de fruits et de légumes exotiques. Une quinzaine de qualités de miels, encore pris dans leur cire. Amandes, noisettes, noix de tous calibres et de toutes qualités. Ananas, papayes, fruits de la passion, mangues, céleri, betteraves choux-fleurs, pommes, poires. Les tables et les paniers débordent de victuailles, colorées et dodues comme dans un Breughel de Velours.
Comment faire son choix? Aucune inquiétude à avoir, au milieu de ces visages maigres au teint cireux, il y a toujours une bonne âme pour vous initier à l'instincto.
Initier n'est pas un faible mot. Après que l'on vous a bandé les yeux, on vous fait renifler cinq ou six sortes de légumes et de fruits. Si l'odeur vous fait saliver, c'est que votre instinct, via vos papilles, reconnaît d'office ce qui lui est nécessaire. Vous avez choisi les fruits de la passion, vous pouvez en manger deux, trois ou dix kilos: tant qu'un goût âcre au fond de votre bouche ne vous a pas averti que cela, vraiment, suffit: continuez !
Le bavard qui vient de vous instruire, genre cureton défroqué, retire votre bandeau et vous tapote le troisième oeil. Un sourire béat illumine ses dents à l'évidence décalcifiées: «Votre oeil véritable s'est ouvert, mangez à présent.»
Car la diététique, ici, s'accompagne de tout l'attirail new age: métapsychanalyse, yoga des yeux et rebirthing.
Tout se serait passé dans un agréable folklore post-soixante-huitard, entre les stages de vannerie et les ateliers de peinture sur soie, si l'orthodoxie médicale ne s'en était mêlée.
Burger parle de guérison inespérée de maladies mortelles. Il se targue même, avec son régime, de traiter le Sida avec plus d'efficacité que les médecins classiques. Erreur tactique magistrale pour le pape de l'instincto.
En 1989, Burger devient en quelques semaines le chouchou des médias. On le voit sur La Cinq, on l'écoute sur France-Inter, et Dechavanne l'invite pour un «Ciel, mon mardi>> particulièrement houleux. Le Conseil de l'ordre des médecins n'apprécie pas du tout les déclarations de ce Christ thérapeutique. Et le Suisse, qui n'est pas au-dessus de tout soupçon, traîne derrière lui quelques histoires pas claires. A l'hôpital Bichat, un des grands pontes de la rhumatologie française, le docteur Marcel Francis Kahn, voit revenir dans son service une de ses patientes, atteinte de polyarthrite rhumatoïde, qui sort de chez Burger. Un fantôme amaigri, en train de perdre ses cheveux, totalement décalcifié. L'affaire fait du bruit. Et d'autres histoires émergent: tel autre patient mort de paludisme pour avoir refusé de consulter. Tel autre, diabétique, qui arrête l'insuline à Montramé, et se retrouve hospitalisé d'urgence à Melun.
«Certaines de ces morts survenues au centre ne seront pas déclarées. »
Un sidéen décède à Montramé fin 1988. Certaines de ces morts, survenues au centre, ne seront pas déclarées. énorme faute légale.
Devant tous ces cadavres dans les placards de Montramé, et ces pratiques douteuses, le Conseil de l'ordre n'hésite plus: on fait arrêter Burger à la sortie de l'émission de Dechavanne. Burger, après une semaine sous les verrous, se voit interdire l'accès à Montramé. Interdiction aussi de professer ou de parler de quelque manière que ce soit de l'instincto.
Le pape est sous les verrous? Qu'importe, ses évêques parleront pour lui !
Quelques mois plus tard, l'ingénieur Bruno Comby publie en Suisse, aux éditions Soleil, une apologie scientifique de l'instincto, « Nature contre Sida ». On y apprend au passage que le virus du Sida est utile ! Selon Comby, « le virus enrichit notre patrimoine génétique, à condition de rester dans le cadre d'une alimentation naturelle ». Sur quelles recherches reposent ces allégations pour le moins farfelues ? Aucune réponse dans ce livre, pourtant mollement préfacé et postfacé par deux étranges médecins qui, prudemment, se désignent comme appartenant à « un » centre hospitalier général. Sans plus de détails.
Aujourd'hui, l'affaire Burger est en statu quo. Le gourou, interdit de séjour à Montramé, n'en habite pas moins à deux pas de là, dans la bonne ville de Provins. Toujours en contact avec ses crudivores, et malgré l'interdiction qui lui en a été faite, il se prépare à reprendre la parole dans un nouvel ouvrage. Non, la guerre du cru n'est pas terminée !
http://www.geocities.com/CapitolHill/3329/instincto1.htm
Extrait du livre de Guy-Claude Burger
Instinctothérapie, Manger Vrai
éditions du Rocher, 1990
(pages 250 à 271)
(page 249, résumé : un ami a eu une hépatite B, le médecin lui conseil de rester au lit, mais il pratique l'instincto et se trouve en pleine...) forme pour faire tous ses travaux de maçonnerie, de terrassement...
- Q'en a pensé son médecin ?
II ne l'a jamais su... Il aurait certainement déclaré que cette maladie se
manifeste parfois sous forme fruste,ce qui est vrai d'ailleurs. La forme fruste
existe, la médecine a le mérite de le reconnaître. Mais avec un peu plus
d'esprit scientifique,elle devrait aussi se demander quels sont les facteurs qui
la déterminent ou qui la font éclater. En procédant ainsi, il y a longtemps
qu'elle aurait débouché sur le facteur alimentaire... Comme elle évacue cette
éventualité d'avance, elle ne prend jamais en compte les différences
d'alimentation -en regard de l'évolution des maladies, les relations de cause
à effet lui échappent, aucun chiffre n'entre dans les statistiques et
finalement rien ne vient la déranger dans le système où elle s'est
confortablement installée.
Que mangeait votre ami pendant sa jaunisse ?
II commença par quelques jours de jeûne (le jeûne instinctif fait partie de l'instincto), puis il se mit à dévorer des pamplemousses, des oeufs, du lard...
C'est pourtant très lourd pour le foie !
Rien n'est lourd pour aucun organe quand l'instinct donne le
feu vert.
Même en cas de maladie ?
II semble que l'instinct sache tenir compte de certains états de maladie.
C'est ce qui me fait penser que ces maladies sont elles aussi programmées génétiquement.
Là, vous allez loin. II est aberrant de penser que l'organisme programme ses propres maladies. Dans quel dessein le ferait-il ?
Excellente question: demandons-nous si ces maladies n'ont pas éventuellement
un but, une finalité qui aurait totalement échappé à la médecine. Plusieurs
raisons nous permettent de nous aventurer dans cette direction:
Ce n'est pas un peu finaliste, comme prise de position?
Depuis la grande envolée du mécanicisme, on a ridiculisé le finalisme.
Vous connaissez l'histoire du melon sur lequel le bon Dieu aurait dessiné les méridiens
dans le but d'en faciliter le partage, ou celle du nez qu'i laurait fait dépasser
du visage pour nous permettre d'y accrocher les lunettes. Le finalisme est
ridicule quand il prétend expliquer la nature des choses par l'utilité
qu'elles peuvent avoir dans des situations imprévues. Cela n'empêche pas la
finalité d'être présente, dès qu'existe la vie, qu'elle soit due au hasard
ou non. Tout processus biologique doit avoir une utilité pour l'espèce ou pour
l'individu, sinon les lois de la sélection naturelle l'auraient éliminé au
cours de l'évolution. Cela revient à dire qu'il doit servir à quelque chose,
ou encore: qu'il doit avoir une finalité. En définitive, le finalisme découle
directement des lois du hasard et dela nécessité !
Qu'en penserait Jacques Monod, avec trente ans de recul ?
Le hasard lui apparaîtrait peut-être comme une manifestation de la volonté divine. L'existence lui aurait semblé moins inutile...
II nous restait donc, pour avancer dans notre théorie, à trouver quel serait le but de ces processus infectieux qu'on appelle généralement "maladies".
Et si c'était d 'éliminer les sujets les plus faibles... Ce serait également utile à l'espèce, sans être pour autant très engageant du point de vue de l'individu !
Toutes les hypothèses sont permises. Pour commencer, nous pourrions tirer profit de ce que l'on connait aujourd'hui sur les microbes afin de nous aider dans notre démarche. Savez-vous comment est constitué un virus ? Vous l'avez sans doute appris à l'école...
C'est un genre de microbe extrêmement petit,qu'on ne peut pas voir au microscope, et qui ne peut vivre qu'aux dépens d'une cellule.
En effet, un virus n'est pas à proprement parler un organisme vivant: il ne respire pas, il ne mange pas, il ne se reproduit pas par lui-même. II le fait, commevous le dites, "aux dépens de la cellule". Mais cette expression reflète une certaine idée préconçue. on pourait dire, a contrario, que c'est la cellule qui multiplie le virus. Puisque c'est elle qui est vivante et non le virus, ne serait-ce pas plus logique ?
Elle n'aurait aucun intérêt à le multiplier!
Vous tombez à votre tour dans le finalisme...
Le virus est tout de même quelque chose de mauvais: ni la cellule, ni le
corps n'ont intérêt à sa multiplication...
Méfiez-vous des lieux communs. Si nous voulons débloquer la situation théorique actuelle, il faut que nous nous libérions de toutes nos idées préconçues. Vous considérez le virus a priori comme un être malfaisant, comme un agresseur ayant intérêt à attaquer nos cellules. II est ridicule de prêter une intention à un micro-organisme incapable de vie propre: ce serait de l'animisme, projection des données de notre psychisme sur une particule de matière inanimée...
Ne contient-il pas de l'ADN, donc une information génétique qui équivaut à un processus vivant ?
Un virus contient en effet soit de l'ADN, soit de l'ARN (on parle alors de rétrovirus). En d'autres termes, il véhicule une portion de programme génétique qui appartient aux mécanismes fondamentaux de la vie. Un virus est donc un être organisé, et lorsqu'il y a organisation, on est en droit de penser qu'il y a quelque part une finalité. on admet généralement que cette finalité est sa propre reproduction. Mais le virus n'ayant aucune vie propre, on pourrait se demander s'il ne faut pas la chercher ailleurs: dans la cellule, avec laquelle il partage intrinsèquement son destin.
Si je me souviens bien, quand le virus infecte la cellule, il y introduit son ADN, qui détourne alors la machinerie génétique cellulaire à son profit.
Vous avez très bonne mémoire, c'est exactement le langage qu'on utilise pour décrire le phénomène. Mais attention: ce langage est la conséquence immédiate du fait qu'on considère le virus comme un agresseur. Retournez maintenant la situation en admettant que l'information génétique contenue dans l'ADN viral soit utile à la cellule ou à l'organisme...
Le virus ne détruit-il pas la cellule ?
Dans certains cas, en effet, la cellule meurt. Ce n'est pas forcément très grave. Un virus que l'on appelle le bactériophage, par exemple, détruit les colibacilles. A première vue, il paraît meurtrier. Mais la présence de ces bacilles n'est pas toujours souhaitable: la colibacillose...
Et les virus qui détruisent les cellules de l'organisme lui-même ?
Après une maladie virale, hépatite, variole, aussi grave soit-elle, je n ai jamais vu qu'on trouve une flaque de sérum à la place du malade... Lorsque le processus reste contrôlé (la forme fruste !), le virus ne détruit qu'une toute petite proportion des cellules du corps. Cela n'a rien de catastrophique. L'intestin perd un nombre incalculable de cellules chaque jour, par desquamation, on ne s'en porte pas plus mal. La vie n'est qu'un éternel renouvellement. Au lieu de prêter au virus l'intention maléfique de détruire nos cellules, on pourrait imaginer que l'organisme (qui lui a des raisons de poursuivre un but) sacrifie quelques cellules dans l'intention de multiplierle virus. D'ailleurs, avec certains virus, cette multiplication se fait sans qu'il y ait mort de la cellule.
On peut craindre quand même que le virus se multiplie au point de pulluler et d'envahir l'organisme tout entier...
Quand il s'agit de guerre, l'agresseur qui force la frontière a généralement l'intention d'envahir le territoire. Il détruit sur son passage tout ce qui l'empêche d'atteindre son but. II ne freine pas son offensive pour ménager le confort de la population. Dans les maladies virales, les choses ne se déroulent pas de cette façon.La nature a prévu des mécanismes de régulation dont l'existence s'explique beaucoup mieux si l'on admet quil y a une sorte de coopération entre le virus et l'organisme: chaque cellule qui multiplie le virus fabrique en même temps une protéine spéciale chargée d'avertir les autres cellules qu'il ne faut pas le multiplier davantage. Ainsi le processus se stabilise de manière à ce qu'il y ait un nombre raisonnable de virus.
Je n'ai jamais entendu parler de cela.
Mais si, vous l'avez même lu dans les journaux: cette protéine n'est rien d'autre que l'interféron!
Si j'ai bien suivi vos explications, après la guérison d'une maladie virale, le virus resterait présent dans chaque cellule du corps ?
Je comprends votre étonnement. C'est une chose qui m'avait profondément choqué: après ."guérison" l'ADN viral reste présent dans toutes les cellules du corps. C'est une drôle de victoire: comme si, après la dernière guerre, on avait gardé un Allemand dans chaque maison !
Effectivement, ça ne colle pas très bien avec la thèse du virus agresseur, mais à quoi pourrait servir une organisation de ce genre ?
II y a encore autre chose qui me paraît contradictoire:l'interféron empêche non seulement la poursuite de la multiplication du virus, mais en même temps la multiplication d'un deuxième virus qui pourrait pénétrer dans l'organisme.
C'est pourquoi on ne fait pas deux maladies virales à la fois ?
Exactement, on n'incube pas, en principe, deux virus en même temps. Mais réfléchissons un peu: si le corps est capable de bloquer la multiplication d'un deuxième virus, alors qu'il est en principe affaibli par le premier, pourquoi ne serait-il pas capable de bloquer la multiplication du premier ? On aurait dû s'en inquiéter dès la découverte de l'interféron: l'existence d'un mécanisme de régulation qui ne consiste pas à supprimer le virus, mais à contrôler sa multiplication de manière précise, et qui de plus se révèle capable d'empêcher qu'un deuxième virus ne vienne compliquer l'opération, cela ne ressemble pas à une bataille contre un agresseur qui nous attaque par surprise, mais beaucoup plus à un processus d'ensemble parfaitement organisé. En dehors de toute interprétation, et même si ce processus conduit dans certains cas à des troubles de la santé, on pourrait dire que tout semble prévu pour permettre à chaque cellule de recevoir un ADN viral et de le conserver définitivement.
Je ne vois pas à quoi servirait un supplément d'ADN dans mes cellules. Leur propre information génétique n'est-elle pas déjà fantastique ? Vous parliez d'une bibliothèque de mille gros volumes...
Aussi fantastique que soit un fichier, il ne contiendra jamais toutes les informations possibles. Je pense que l'ADN apporté par le virus est une sorte de fiche complémentaire, permettant à la cellule d'accomplir un travail pour lequel elle n'est pas programmée à l'origine.
Ah ! je commence à voir où vous voulez en venir...
II suffit d'observer ce que fait l'organisme lorsque l'ADN viral est entré
dans l'ensemble de ses cellules,c'est-à-dire dès que la phase d'incubation est
terminée. Toutes sortes de signes apparaissent, suivant les types de virus: de
la fièvre, de la transpiration, des catarrhes, des diarrhées, des éruptions
de toutes les formes et de toutes les couleurs. Les vieux médecins disaient à
juste titre: "I1 faut que ça sorte..." I1 leur manquait juste la définition
du "ça ".
Je vois, ce seraient chaque fois des éliminations...
Une fois que l'on sait que le corps est encombré de substances anormales,
la chose est évidente. Malheureusement, la médecine moderne a fait fi de ses
anciennes intuitions, les formules d'antan lui paraissent désuètes. Eprise de
rationnalité, elle rejette tout ce qu'elle ne peut expliquer. Comme elle n'a
toujours pas posé la grande question de l'inadaptation génétique à
l'alimentations elle n'a pu faire le rapprochement entre les substances
anormales qui sortent de l'organisme et les substances anormales qu'on y fait pénétrer.
Pourtant, ce qui sort d'un sac, c'est généralement ce qu'on a mis dedans !
II faut dire qu'avec l'apport démesuré de substances indésirables propres
à l'alimentation classique, les processus viraux prennent des proportions
angoissantes et s'accompagnent de signes désagréables, voire dangereux, qui
leur donnent vraiment des allures de maladie.La peur empêche de raisonner.
Faute de mieux, la médecine les a observés, décrits, répertoriés pour établir
de savants diagnostics. Elle leur a donné le nom glorieux de "symptômes",
mot très habilement tiré du grec: syn = avec, et ptôma = cadavre... Une
étymologie lourde de sens !
Ce serait alors une erreur de les combattre ?
Le virus étant considéré comme un agresseur, le projet médical consistait automatiquement à tout mettre en oeuvre pour le détruire ou pour inhiber son action. A grand-peine, d'ailleurs, car il est difficile d'agir contre un virus: il s'agit d'un processus contrôlé par des mécanismes génétiques; on ne peut l'empêcher qu'en perturbant profondément l'organisme, par exemple en déjouant le système immunologique au moyen de vaccins, ou avec des antiviraux comme l'AZT.
Vous etes contre les vaccinations ?
Si les maladies sont utiles...
Et les antibiotiques ? Je me souviens de bien des cas où le médecin m'a
prescrit des antibiotiques contre les rhumes.
C'est devenu un réflexe. Les antibiotiques n'ont en réalité aucun effet contre un virus, ils ne font que limiter les multiplications bactériennes, les surinfections qui viennent, dans l'optique médicale, "compliquer" la maladie.
Vous prétendez donc que le virus programme une sorte de désintoxication. Je ne comprends pas pour quelle raison nos cellules ne sauraient pas se désintoxiquer par elles-mêmes, ce serait plus simple.
L'information génétique dont disposent nos cellules s'est constituée dans les conditions de vie originelles. Elle leur permet d'assurer le traitement de ce qu'on peut appeler les molécules originelles, c'est-à-dire les molécules qui se rencontrent dans les aliments originels, ainsi que les métabolites qui en dérivent (les molécules produites par les transformations métaboliques normales). Or les aliments traditionnels contiennent des foules de molécules qui n'ont rien d'originel, qui produisent des métabolites anormaux dont les cellules ne sauront pas se débarrasser, vu qu'elles n'ont pas été programmées à cet effet...
C'est l'hypothèse que je propose: les virus apporteraient à nos cellules les compléments de programmation nécessaires pour se débarrasser des métabolites non originels.
Un peu comme une carte perforée que je mettrais dans mon automate pour lui faire accomplir un programme de lavage spécial..
Exactement. Je ne vais pas, bien entendu, prétendre que tous les virus soient de cette nature, je ne les ai pas encore tous expérimentés dans notre nouveau référentiel. Certains sont peut-être vraiment nuisibles, par effet de mutations inopportunes. D'autres pourraient être destinés à éliminer les individus porteurs de tares dans le but de préserver l'espèce, ce qui n'arrange pas le sens de l'individualité tel qu'il sévit en occident...
Jean Rostand remarquait déjà que la médecine, en préservant l'individu, empêche la sélection naturelle et favorise la dégénérescence de l'espèce. La nature a peut-être été plus maligne. on peut très bien imaginer que certains virus ont été mis au point, au cours de l'évolution, pour éviter la surpopulation et la dévastation des biotopes nourriciers. Par exemple, lorsque les cerfs se multiplient exagérément, comme c'est le cas dans les parcs naturels où l'on a supprimé leurs prédateurs, les plus vieux individus sont atteints de conjonctivite et ne peuvent plus se nourrir. Qui trouverait mieux pour résoudre le problème de l'explosion démographique ?
Que pensez-vous du sida ? Là, on ne peut pas parler des effets bénéfiques
d'un virus...
Les premières expériences faites sur des séropositifs ou sur des cas de
sida déclaré, encore en petit nombre jusqu'ici, ont toutes été très
encourageantes. Je pense au cas d'un jeune homme, par exemple, qui se trouvait
dans un état de délabrement particulièrement avancé quand son médecin lui
conseilla de tenter sa chance avec l'instinctothérapie. Le malheureux était défiguré
par une acné surinfectée, qui s'était étendue du visage au corps tout
entier, malgré les traitements classiques. Par endroits, la chair avait été
rongée jusqu'à l'os. Son rapport lymphocytaire était déjà tombé à 0,59.
II n'avait plus la force de monter un escalier. Je l'ai revu, six mois plus
tard, c'est à peine si je l'ai reconnu: le regard clair, la peau du visage
complètement nettoyée, plein d'énergie. II avait repris son travail, ses
lymphocytes étaient redevenus normaux (rapport T4/T8 remonté à 1,06). Au bout
d'un an et demi, il m'annonçait que son grand espoir semblait se réaliser: il
n'avait plus d'antigènes circulants.
Mais alors, pourquoi ne le criez-vous pas sur les toits ? Avec la panique qui sévit autour de cette maladie...
Ce n'est pas facile à faire passer, il y a d'énormes intérêts autour du sida.
Son cas a-t-il été suivi par un médecin ?
Oui, même très bien suivi, par une personnalité très connue de la médecine.
Et il n'a subi aucun autre traitement médical ?
Non, aucun. De toute façon, l'allopathie n'a pas grand chose à proposer
pour l'instant.
Vous ne croyez pas au vaccin ?
Mon plus proche collaborateur médical, qui a partagé dix ans de nos
recherches, a travaillé ensuite aux U.S.A. sur le vaccin contre le sida,
pendant plusieurs années. Ila réussi à isoler une partie de l'enveloppe des
virus, ce qui donnait de grands espoirs. Malheureusement, il existe très
certainement plusieurs virus du sida. on en a identifié déjà plus de cent
morphologies différentes. S'il en existe autant que pour le rhume, c'est-à-dire
plus de trois cents!
I1 faudra se faire vacciner tous les jours de l'année..
Je pense que la seule solution sera du côté de l'alimentation.
A vous, le virus du sida ne ferait pas peur ?
Pas particulièrement. Le singe vert d'Afrique, qui pratique aussi l'instincto
(par définition !) semble faire bon ménage avec cet agent réputé pathogène
chez les civilisés. Même les chimpanzés en cage, que l'on nourrit de fruits
crus parce qu'ils ne supportent pas le cuit, ne réagissent pas quand on le leur
inocule... A mon sens, le virus du sida pourrait faire prendre conscience au
monde qu'il y a un problème alimentaire à régler. Et aussi que la théorie
des virus doit être complètement remaniée.
Dans le sens du virus utile... c'est un peu dur à s'inoculer !
La médecine devrait tout de même s'étonner de découvrir l'ancêtre de ce virus, si menaçant pour toutel'humanité, au coeur de la forêt qui fut le berceau de nos origines.
Je ne trouve pas cela rassurant.
Deux attitudes sont possibles. L'attitude médicale qui consiste à dire: "Voyez comme la nature est mal faite,les pires des virus se retrouvent jusque dans ses derniers retranchements." Ou celle que je propose: "Si un virus existe dans la nature, c'est probablement qu'il fait partie de l'équilibre naturel."
Je vous signale que le singe vert, une fois mis en cage et nourri d'aliments dénaturés, développe les mêmes symptômes de sida que l'homme: heureusement pour les chercheurs qui peuvent ainsi réaliser leurs expériences.
Je trouve néanmoins regrettable que vous ayez un seul cas de rémission à faire valoir. On ne peut rien conclure sur un cas unique.
Attention, je vous citais là le premier cas qui ait tenté l'expérience. Depuis, nous avons pu observer l'évolution de cette maladie dans une trentaine de cas, du simple séropositif jusqu'aux formes les plus sévères, pendant des périodes de régime allant de trois semaines à bientôt quatre ans, ce qui permet de se faire une idée un peu plus sérieuse de la chose. La grande difficulté sur laquelle nous butons, c'est l'instabilité de ces malades, qui lâchent leur discipline alimentaire au premier choc avec la société, ou avec la médecine...
Vous m'étonnez: des malades qui savent que la médecine ne peut rien pour les sauver, ne vont tout de même pas laisser tomber leur seule planche de salut...
Détrompez-vous ! Les malades qui se sentent les plus abandonnés par la médecine sont ceux qui s'y accrochent le plus. C'est paradoxal, mais on comprend le mécanisme psychologique: si la médecine ne peut rien pour vous, votre niveau d'angoisse augmente automatiquement; or l'angoisse inconsciente vous pousse à vous raccrocher à tout ce qui peut représenter la protection paternelle, et le médecin est une excellente image du père, c'est lui qui sait tout et qui peut tout, même si depuis des siècles la médecine a donné la preuve du contraire.
II règne actuellement une véritable psychose autour du sida. Les sidéens ressentent inconsciemment comme une obligation de mourir, une sorte de culpabilité à échapper au sort que la société leur impartit.
La mort par le sida est devenue le nouvel archétype dela malédiction divine, sa transmission sexuelle y est certainement pour quelque chose. En fait, je ne serais pas fâché de démontrer qu'une maladie transmise par l'amour est une bonne maladie, et que son évolution pernicieuse provient d'une autre faute contre la nature: le péché de gourmandise.
Vous devenez très métaphysique, tout à coup.
Revenons aux faits. L'un de mes collaborateurs scientifiques vient de rédiger une petite étude statistique sur les trente premiers cas de sida à avoir pratiqué l'instinctothérapie. Comme ces patients, pour les raisons psychologiques que j'évoquais, ont fait pour la plupart des périodes alternées de cru et de cuit, nous avons pu comparer assez systématiquement l'évolution des symptômes dans l'une ou l'autre forme d'alimentation. Les résultats sont tout à fait probants: l'indice d'évolution sous instincto était de - 0,76 alors que sous alimentation traditionnelle il tombait à + 1,39. C'est-à dire qu'en mangeant cru la moyenne des symptômes diminue rapidement, et qu'en reprenant le cuit, on les fait réapparaître encore plus rapidement. J'ai immédiatement fait communiquer ces chiffres au ministère de la Santé, mais aucune réponse sérieuse ne m'a été donnée. Je trouve cela très regrettable. Le temps passe, les morts par sida se multiplient...
En effet, il y a de quoi s'alarmer La médecine n'a apparemment pas pu tirer d'affaire un seul sidéen jusqu'à ce jour; son premier devoir serait de se pencher sur toute solution qui pourrait donner un peu d'espoir...
D'où le titre du prochain livre que je pensais écrire: Le sida, guéri ou remboursé. Malgré tous mes ennuis, je suis toujours prêt à tenir le pari. Chaque sidéen, ayant pratiqué sérieusement l'instinctothérapie pendant six mois sous notre surveillance sans obtenir d'amélioration satisfaisante, pourrait demander le remboursement intégral de ses frais de cours et de séjour. Cela me paraît un contrat honnête de nature à inciter des malades, qui se savent perdus aux mains de la médecine, à tenter l'expérience. Une expérience alimentaire qui est à la fois très agréable e sans danger. Mais il semble que cela n'ait pas plu à tout le monde.
Vous disiez donc...
Que les premiers résultats chiffrés vont tout à fait dans le sens de mon
hypothèse sur les virus. En résumé: que le processus viral ne serait pas en
lui-même pathogène; qu'il aurait pour fonction d'éliminer de nos cellules
certaines classes de molécules indésirables; que l'introduction
d'un trop grand nombre de molécules semblables dans l'organisme par voie
digestive serait la cause d'un emballement du processus et de ses conséquences
pathogènes.
La maladie au sens propre du mot ne résiderait donc pas dans la présence du virus, mais dans les désordres induits par un excès de molécules anormales d'origine alimentaire.
Voilà pourquoi le jeûne, ou la diète, ont toujours été reconnus comme bénéfiques dans ce genre de maladies ? Votre raisonnement a tout de même une faille: on ne voit pas pourquoi un virus comme le HIV a pu donner lieu si soudainement à une épidémie. Ou bien il existait déjà dans la communauté humaine, et il n'avait aucune raison d'augmenter brutalement sa virulence. Ou bien il n'existait que dans des régions reculées, mais, s'il fait partie de la nature, il aurait dû se transmettre de génération en génération...
J'ai remarqué depuis longtemps, dans le cadre de l'alimentation naturelle surtout, que les virus se développent seulement dans les organismes qui les supportent. Le corps semble favoriser ou bloquer la multiplication du virus, suivant qu'il se sent ou non en mesure d'effectuer sans dommage le travail de nettoyage que celui-ci va mettre en oeuvre. Un virus qui déclencherait une désintoxication cellulaire trop énergique est automatiquement mis en sourdine. Ainsi, lorsqu'une population est trop intoxiquée, le virus devenu trop dangereux se multiplie si rarement qu'avec le temps, il tombe dans l'oubli. Dès lors, on ne le retrouvera qu'en allant le chercherdans un réservoir naturel quelconque.
Si je vous suis bien, vous pensez que les Américains étaient trop intoxiqués pour conserver le HIV dans leur patrimoine de maladies...
II suffit d'aller voir leur patrimoine culinaire...
Alors que les Africains, nourris de façon plus naturelle, se le
transmettaient encore de génération en génération ? Cela ne me parai] pas
illogique, sauf sur un point: les Américains n'auraient pas du se laisser
contaminer, puisque le virus était dangereux pour eux.
Vous avez raison: il a fallu des méthodes d'inoculation particulièrement violentes pour forcer la barrière: des piqûres, des transfusions sanguines, des manoeuvres sexuelles brutales, qui l'ont fait pénétrer directement dans le sang. Puis la voie était ouverte aux mutations. Chaque fois qu'un virus se multiplie dans un corps, il se recopie en quelque dix mille milliards d'exemplaires. Comme ce sont les exemplaires les plus contagieux qui se transmettent le mieux, le phénomène s'emballe. Le tableau général est alors celui de l'épidémie, parfaitement conforme aux thèses pasteuriennes de l'agent pathogène. Un seul point noir pour les théoriciens: le mystère des porteurs sains.
En effet, il y a beaucoup plus de séropositifs que desida déclarés.
Chose qui paraît contradictoire, si l'on considère la maladie déclarée comme la forme normale, et le porteur sain comme l'exception...
Là encore, il faut renverser la vapeur: à mon sens, le porteur sain doit être considéré comme le cas normal, l'organisme étant capable de contrôler correctement le travail viral (ce sont généralement des individus qui se nourrissent mieux ou plus frugalement); alors que les cas déclarés sont ceux où le processus de nettoyage échappe au contrôle de l'organisme.
On dit pourtant que tous les séropositifs risquent de mourrir dans les
dix ans qui suivent la contamination...
Le virus du sida est un virus lent. Pendant que se déroule son programme,
le séropositif a tout le temps d'accumuler un nombre croissant de molécules
anormales, qui finiront, après un temps plus ou moins long, par faire éclater
le processus. Je pense que chaque séropositif devrait corriger immédiatement
son alimentation, il n'aurait alors pas plus de problèmes que le singe vert.
Je prépare actuellement une expérience sur les chats, dans le but de valider ces hypothèses: les chats, vous le savez, ont aussi leur virus du sida. Il s'agira de montrer que les chats nourris de manière naturelle restent des porteurs sains, et qu'avec une alimentation dénaturée, ils développent les symptômes de la maladie. Tout est prêt pour commencer l'expérience. Il me manque juste les fonds.
L'enjeu est énorme, vous devriez les trouver facilement.
Au contraire, plus l'enjeu est grand, plus les antagonismes se font violents. Chaque chercheur pense à s'assurer sa propre célébrité, les services hospitaliers se disputent les subventions.
N'avez-vous pas un sentiment d'impuissance, si vous pensez détenir la clé du problème, et qu'on laisse mourir les gens dans les hôpitaux ?
Un sentiment d'impuissance, oui. Mais j'ai bien dû m'y faire. II y a longtemps que je vois les gens mourir ou souffrir dans l'ignorance de la cause réelle de leurs maux, et refuser parfois toute remise en question de leur alimentation. Je ne puis faire qu'une chose: informer, et continuer tranquillement mon petit bonhomme de chemin. L'avenir dira bien qui a raison.
Pour l'instant, les virus des maladies courantes, du moins de celles que j'ai pu observer pendant ces ving tcinq ans d'expériences, m'ont tous paru n'avoir d'autre effet que de programmer l'élimination de molécules d'origine culinaire. J'en reste à cette hypothèse de travail.
Là, je vous arrête: si les virus servent à éliminer des molécules dénaturées par la cuisine, ils n'avaient aucune raison d'exister dans la nature originelle, puisqu'il n'y avait pas encore de cuisine, vous voyez que ça ne tient pas...
J'ai oublié de préciser une chose: les molécules parasites présentes dans les aliments cuits existent déjà, en petit nombre, dans les aliments naturels. La cuisson provoque des accidents moléculaires sous l'effet de l'agitation thermique et du mélange des substrats libérés lors de l'éclatement des membranes cellulaires. Or ces accidents se produisent aussi, mais à un rythme infiniment plus lent, dans les conditions de l'alimentation naturelle: un fruit qui tombe et reste exposé au soleil subit une sorte de mini cuisson sous l'effet des infra rouges qui accélèrent ses molécules, et des ultraviolets qui les bombardent de photons. Le contact brutal avec le sol fait éclater un certain nombre de cellules; tout cela permet de prévoir la présence d'un petit pourcentage de molécules dénaturées susceptibles de s'accumuler dans des métabolismes non prévus à cet effet.
Ainsi, même dans la nature primitive, les organismes avaient intérêt à disposer de programmes de nettoyage supplémentaires pour parer aux divers problèmes moléculaires qui pouvaient se poser: sécheresses, incendies de forêt, famines, changements de climats, apparition d'une nouvelle plante toxique à la suite d'une mutation de son ADN, toutes sortes de circonstances imprévues pouvant provoquer l'apparition de molécules nouvelles dans la plage alimentaire disponible. Je pense que la vie a su faire face à ce genre d'imprévus en inventant des programmes de désintoxication sur mesure, transmissibles d'un individu à l'autre sous forme de virus, qui restaient parfaitement silencieux tant que l'intoxication des organismes ne dépassait pas un certain seuil.
C'est donc plus une question de quantité que de qualité moléculaire.
Avec nos pratiques culinaires, nous intoxiquons nos corps à un point tel que ces anciens mécanismess'emballent et prennent des allures pathologiques. Finalement, le même tableau se retrouvant régulièrement (aussi régulièrement que l'intoxication culinaire), la médecine considère comme normales les formes éclatées, et comme anormales les formes contrôlées de ces processus.
Ce n'est pas simple, mais ça tient la route, à première vue.
0n peut faire un joli recoupement avec la théorie des plasmides. Lorsqu'une bactérie se fait attaquer par une molécule dangereuse, elle fabrique une petite portion d'ADN (appelée plasmide) qu'elle multiplie en plusieurs exemplaires et transmet aux bactéries voisines à l'aide d'un petit tube apparu à sa surface. Chaque bactérie "contaminée" en fait autant, et de proche en proche, toute la colonie bactérienne bénéficie ainsi du plan de défense antimoléculaire qu'une seule d'entre elles a su concevoir. On pense actuellement que c'est par ce mécanisme que les bactéries ont pu s'adapter rapidement aux antibiotiques.
Comment serait alors apparu le premier virus ?
Je pense que le processus viral remonte aux origines de la vie. Si les bactéries, qui datent des temps les plus reculés étaient déjà capables de fabriquer des plasmides, de les multiplier et de les transmettre, je ne vois pas pourquoi les cellules plus évoluées qui ont formé les êtres pluricellulaires auraient été incapables d'en faire autant. La seule difficulté nouvelle que celles-ci ont eu à surmonter provenait de leur immobilité: ne pouvant plus se déplacer librement pour transmettre un complément d'ADN aux cellules situées à l'autre (page 272) bout de l'organisme dont elles faisaient partie, ni aux cellules d'un autre organisme, il a bien fallu qu'elles inventent un système d'emballage et d'expédition.
_______________
page 260 : La théorie du virus vecteur de complément génétique semble avoir été découverte par les bactéries déjà longtemps avant l'ère chrétienne.
En effet, les bactéries, lorsqu'elles se voient attaquées par une molécule dangereuse, savent fabriquer et recopier un petit morceau d'A.D.N. supplémentaire, nommé plasmide, où se trouve inscrit le programme de défense ad hoc. Elles savent même transmettre ce plasmide à une âme soeur de rencontre par l'intermédiaire d'un "poil sexuel" : les biologistes ont donné ce nom savant au tubule qu'on voit s'ériger à la surface d'une première bactérie, et que celle-ci introduit à travers la membrane de sa partenaire. L'A.D.N. transmis se recopie aussitôt et fait apparaître un poil sexuel sur les bactéries inséminées qui pourront à leur tour proposer leurs services à d'autres partenaires. Rapidement, toute la colonie aura acquis le même complément d'information génétique: c'est ainsi qu'on explique par exemple l'adaptation des bactéries aux antibiotiques, molécules dont elles n'avaient certainement pas prévu la présence dans les organismes.
La théorie de Burger consiste à considérer le virus comme une forme évoluée de poil sexuel auquel on ajoute une capsule, de manière à permettre le transport d'une portion d'ADN d'une cellule à une autre, ou d'un organisme à un autre. Le virus apparait ainsi comme un vecteur de transmission d'information génétique para-sexuelle, à fin d'adaptation à des situations nouvelles ou peu habituelles.
Cette théorie permet de faire le joint entre la théorie des plasmides,bien connues des biologistes, et la théorie des virus qui, pour l'instant,est encore réduite à l'a priori de l'agent pathogène.
___________________
page 264 :
Première étude statistique de l'influence de l'instinctothérapie sur
l'évolution du sida.
Bruno Comby, U.R.C.A. Montramé mars 1989 (extraits).
Cette étude a porté sur 27 cas de séropositifs, 22 hommes, 2 femmes et 3
enfants. II s'agit de la totalité des séropositifs et sidéens ayant pratiqué
l'instinctothérapie pendant plus de 3 semaines. Ces personnes étaient réparties
en 3 classes: 7 porteurs sains (stade I ), 5 ARC (stade II) et 15 sida déclarés.
La durée moyenne de pratique de l'instinctothérapie était de 6 mois et 17 jours, la période maximum atteignant 33 mois. Ce mode alimentaire était encore poursuivi par 6 sujets au moment de cette étude, 12 avaient repris une alientation cuite traditionnelle, et 7 une alimentation principalement crue.
L'indice d'évolution de la maladie a été calculé en fonction de l'amélioration ou de l'aggravation des différents symptômes, selon une échelle allant de - 3 à + 3. Les indices d'évolution obtenus ont été les suivants:
sous instinctothérapie: -0,76
après interruption de la cure: + 1,39
avec reprise de l'alimentation 100% traditionnelle: + 2,27
avec une alimentation principalement crue: 0
Conclusion: Ces chiffres plaident nettement dans le sens d'un rapport de cause à effet entre l'alimentation non originelle et l'aggravation des symptômes du sida. II serait évidemment prématuré d'en déduire que la pratique d'une alimentation instinctothérapique puisse garantir la guérison de cette maladie. L'échantillon de malades devrait être plus important (quoique ces chiffres soient déjà statistiquement significatifs). De plus, il faudrait définir d'abord ce que l'on entend par guérison: disparition de la séropositivité, ou disparition des symptômes ?
I1 est néanmoins intéressant de constater que ces symptômes
régressent sous instinctothérapie et réapparaissent avec une alimentation 100
% traditionnelle, alors qu'ils restent stables après retour à une
alimentation proche de l'instinctothérapie.
Cela pourrait s'expliquer par la pénétration de molécules pathogènes, nulle
dans le premier cas, importante dans le deuxième, et faible dans le troisième.
Signalons également que les patients qui ont pratiqué l'instinctothérapie
pendant des périodes suffisamment longues ont présenté une amélioration
progressive semblant converger vers la disparition totale de leurs symptômes,
faits qui se sont encore confirmés depuis la publication de cette étude, avec
un recul de plusieurs années.
Remarque: L'étude ici résumée a été communiquée in extenso au
ministère de la Santé. Aucune réponse jusqu'à ce jour.
http://www.geocities.com/HotSprings/7627/mvrai250-271.html
http://www.geocities.com/HotSprings/Spa/5976/bibliogr.html
"Nature contre sida" de Bruno
Comby
Prix éditeur : Sources : http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/288058051X/402-8382382-1262562
En savoir plus sur les éditions "vivez soleil"
(1994) Marcus Books, Ontario. An
English translation from the original French book titled Nature Contre Sida.
Order from Marcus Books, P.O. Box 327, Queensville, Ontario, Canada, L0G 1RO,
phone: 905-478-2201, fax: 905-478-8338.
Review
by Kirt Nieft
Copyright
© 1998 by Kirt Nieft. All rights reserved.
Contact author
for permission to republish.

Bruno Comby is an integral part of the European raw-foods movement. He lived and
worked for several years at the Chateau de Montrame (the Instincto-therapy
center outside of Paris, now closed). To his credit, he broke away from the
increasingly cult-like situation at the Chateau and continued research on his
own.
Mr.
Comby graduated from the Ecole Polytechnique, and his respect for the scientific
method is clear from his approach in Maximize Immunity. This writing uses
a discussion of AIDS as a springboard for an exploration of the theories of
instinctive raw-foodism--many of which are radical. The basic argument is that
cooked foods compromise one's immune system. The book is 260+ pages and is
divided into two main parts (as well as important front and back matter which I
will get to in a bit). Perhaps the easiest way to share a feeling for the
contents is to briefly annotate the chapter titles, which, unlike many books in
the fringe health arena, actually describe well the ideas spoken of in each
chapter. ;-)
The
first part is 130+ pages and is subtitled "Food and Immunity: We Are What
We Eat."
Chapter
1: Starting Again from Scratch.
5 pages of well-reasoned plea to readers, and researchers, to keep an open mind
regarding the hypothesis that raw foods have a very symbiotic relation to
immunity and health.
Chapter
2: Animal Models.
A 28-page review of animal studies which support the possibility that a
denatured diet is an important co-factor, and perhaps the major factor, in
immune disease, especially AIDS, but also rabies and other diseases. Comby
contrasts the diets of wild and captive animals with the average modern human
diet. A chart lists many viral diseases, along with the animal populations/diets
in which the symptoms can be found, and more importantly animal populations/diets
where the animal is a symptomless carrier of said virus. The chapter ends with
suggestions for further research on the relatedness of a denatured diet to viral
symptoms.
Chapter
3: The Dietary Taboo.
5 more pages dealing with the problems of a paradigm shift needed in order to
view the relationship of denatured foods and immunity from a new perspective.
Chapter
4: The Immune System.
14-page primer on the basics of the immune system in relation to viruses, and an
introduction of the idea that denatured foods contain antigens which exacerbate
the organism's attempt at keeping the house clean, so to speak.
Chapter
5: AIDS--An Immune Deficiency.
20+ page primer on AIDS--it's history, detection, nature, etc.
Chapter
6: Current Treatments for AIDS.
13-page review of the inefficacy and probable toxicity of current approaches.
Chapter
7: What Our Present Understanding Does Not Explain.
8 pages containing 21 questions which are unanswerable within the current viral
research paradigm.
Chapter
8: New Light on Viral Illnesses.
2-page introduction to Comby's new paradigm of immunity.
Chapter
9: The "Dietary Theory of Immunity" and "Useful Viral Theory."
15 pages of the "meat" of Comby's radical approach. He states the
title theories in less than two pages and then goes on to 42 "corollaries"
which flow from the basic "Dietary Theory of Immunity."
Chapter
10: Strengthening Your Immune System.
3 pages of introduction on the importance of the major immunity breakdown co-factors
as he sees them: tobacco and denatured foods.
Chapter
11: Taking Steps Toward Healing.
3 pages listing/discussing Comby's 4-point plan (very paraphrased here): (1) eat
raw foods chosen by sensory instinct, (2) facilitate elimination/detox, (3)
decrease lifestyle stresses, (4) desire to be healed/think positively.
Chapter
12: The Medicine of Tomorrow.
2 pages pondering the future of medicine which, according to Comby, will hearken
back to Hippocrates' essentials.
The
second part of the chapter is subtitled: "A 100% Natural Diet to Maximize
Immunity." It seems clear that the 3 short chapters (10-12) which finish
part one are simply paving the way for part two.
Chapter
13: What is Instinct Therapy?
A nearly 40-page exposition of the central theoretical threads, and supports, of
instincto-therapy in recovering human health. This section ends with a 6-level
transition diet which starts with a partial restriction of dairy and ends with
an all-raw unmixed regime selected by sensory pleasure.
Chapter
14: Potential of the Dietary Approach.
3 pages of results that might be expected when following a pure instinctive
raw-food dietary.
Chapter
15: How to Begin.
More theory on why 100% raw is best, and a welcome suggestion of not
proselytizing and/or engaging in initial battles with the medical establishment.
Chapter
16: Return to Health--Detoxification.
18-page discussion of detoxing and a support of fasting when no food
appeals--ends with three models/graphs depicting how detoxing might happen for
various individuals.
Chapter
17: Healing by Pleasure.
Less than one page detailing the uniqueness of the pleasure principle in
instincto-therapy.
Chapter
18: Gentle Medicine for a Tough Disease.
Less than one page attempting to bridge the opposing paradigm of allopathy and
holistic medicine--only two paragraphs, but two paragraphs which have not yet
been written elsewhere, at least I haven't ever seen them put so well.
Chapter
19: The First Results, and Chapter 20: Patient Testimonials.
31 pages of AIDS case histories and testimonials. Includes an interview with an
AIDS patient.
Chapter
21: The Future Dawn.
6 pages of summary, conclusion, and hope for the future.
There
are also extensive introductory notes, two prefaces (from French M.D.s), and the
usual disclaimers. The book was translated from the French by Thomas T. Rieder
of Toronto, Canada. He did a superlative job, or so I assume, being, as I am,
unable to read Comby's original in French. Back matter includes an epilogue by
(one assumes) an eminent French professor, a glossary of abbreviations, as well
as 289 references which range from respected journals to self-published
fringe-diet books. Most of the references are a decade or more old and more than
a few are from French journals. However, much of what is discussed is
effectively unreferenced since very little research testing raw-food theories
has been done.
Mr.
Comby comes from a physics/mathematics background, and while he is clearly
writing for a lay audience, one gets the sense that it is other researchers who
he really wants to "reach." He has had other writings published (mostly
in European languages, unfortunately) including books on the details of
instinctive raw-food nutrition, stress reduction, how to stop smoking, and
"power sleep." He is not one to avoid controversy it seems: he has
another book out proposing nuclear energy as a large part of the solution to the
planet's environmental woes! I have not read any of his other books, but after
reading Maximize Immunity, I would like to. Indeed, while reading an
exposition supporting nuclear energy, I suspect I would feel like most medical
doctors reading Maximize Immunity--incredulous. But I'm off-topic...
Maximize
Immunity is
easily the clearest rendering and extension of the ideas that have been bandied
around since Herbert Shelton (synthesizer of the principles of Natural Hygiene
in the first half of this century), and earlier, regarding the role of microbes
in nutrition and disease. Instead of the ideological rantings of a T.C. Fry, Mr.
Comby presents a level-headed conciliatory prose which encompasses a paradigm
that will likely be judged very well by history (if my vote counts for anything ;-)
).
If
we go back far enough in history, illness was presumed to be caused by
supernatural forces. With the discovery of microbes and antibiotics and vaccines
and viruses, science presumed to understand the causative factors in disease and
treatment. Today there appears to be an expanded role for genetics to play as a
co-factor in many of the diseases not reportedly related to specific microbes or
viruses. Yet these medical models neatly minimize any role of the "terrain
of the body" in the disease states. We get sick because of microbes and
possibly bad genetics, not particularly because our cells or immune system are
screwed-up.
On
the other extreme we have the Natural Hygienists who are obsessed with the
terrain and minimize all microbes as causative agents. According to them,
microbes are irrelevant to a healthy body, to the proper terrain. Microbes
thrive on wastes which are not allowed to build up in a healthy body. Thus, they
say, a healthy body will not succumb to disease. And if a Hygienist does fall
ill it must only be a detox event. And if a Hygienist dies young? Well, there's
always genetics! ;-)
Mr.
Comby takes an even more radical view: that viral and bacterial activity are useful
to the organism. Bacteria dispose of metabolic wastes that the body could not
get rid of without the microbe's help. Viruses are no longer agents of disease,
but DNA updates which are needed to keep pace with the ever-stranger terrain of
the body--ever stranger, of course, because of more and more denatured foods and
endemic environmental pollution with every passing generation. The classical
principles of mutation and natural selection would be hopelessly slow and
inadequate to deal with the rapidly changing environment (new foodstuffs and
chemicals) in which we find ourselves.
Here
come viruses to the rescue. We have landing pads for them on the cells--thus
they are not the "invaders" the medical models would have us believe.
Viruses are specifically invited into the DNA by the body's overall wisdom. The
viruses are necessary genetic "program updates" to help the body
maintain its integrity in the novel circumstances of modern life. (And here
"modern" means anything after the widespread use of fire and
especially after the advent of agriculture.) Such updates must be "infectious"
to be useful; they must spread quickly throughout a population to do their good
deeds for all.
And
if certain viral-directed repair work seems like illness... well, that's just
because we keep polluting the terrain with denatured hospital foods. Mr. Comby
claims animals eating their native diets are rarely troubled by viruses (and if
they are, that it only takes a generation or so to incorporate the new immune
system information). So if AIDS is troubling modern humans, the virus may have
evolved to help the human body deal with new and ever-more-denatured foodstuffs
which muss up our metabolisms.
And,
of course, Mr. Comby tells us of AIDS patients who recover perfect health (even
from stage two) when they return to a native, sense-selected, unfired diet.
What
isn't in Maximize Immunity is two-fold. One: there is no hard-nosed
research to support (or not) the "Dietary Theory of Immunity" and
"Useful Viral Theory." Just a bunch of anecdotes and some
cherry-picked mainstream research which make it all sound pretty reasonable (if
one is willing to open the mind wide and say, "Ahhhh" ;-)
). Two: there is no mention of any counterexamples to the radical theories. And
counterexamples there are!
Reports
leak in all the time about folks eating raw foods by instinct who are NOT
experiencing the perfect state of health that those helpful viruses and bacteria
should ensure that they have. Long-time instinctive eaters have died of malaria
and cancer; they have had chronic funguses; they have suffered greatly from
nematodes; and they have resorted to antibiotics after, in one case, five
ever-worsening months of staph infection. They have even reportedly grown tumors
when they ate too much meat, and dissolved them away when they laid off the meat.
(See Brief
Recent History of the International Instincto Scene
for a brief discussion of these reports.) None of these counterexamples are
discussed in Maximize Immunity. Admittedly, some of the more dramatic
counterexamples have come to notice after publication of the book, which begs
for updating in another edition. The edition reviewed here was updated in 1994
and only notes that there is even more anecdotal support for the theories
presented. Nothing about counterexamples.
Mr.
Comby is understandably trying to garner some attention for the radical paradigm
shift encompassed by instinctive raw-foodism. He writes (and is translated) with
a grace and respect for science which is rarely, if ever, seen in the world of
fringe nutrition. He appears very open to research which may necessitate severe
modification in his theories. He is conciliatory to the institution of medicine.
He has written a book which is everything this reviewer could want, except...
except, yes, it is overstated and ignores counterexamples. And THAT just isn't
very scientific at all.
We
can't blame Mr. Comby for not including research specifically supporting
instinctive raw-food theories--such research doesn't much exist yet. But I hope
any future editions of the book deal with the failure of some folks eating raw
foods selected by instinct, without denial. It will be tempting for raw-food
theorists to blame everything but their theory for the failings--i.e., s/he was
under too much stress, s/he was a victim of decades of mis-nourishment before
eating raw foods, s/he had bad genetics, s/he didn't properly choose foods by
sensory appeal. S/he didn't properly adjust for the oversupply of modern foods,
etc., etc. All of these may indeed be factors--but only factors to be explored,
not used as excuses without any research to support them.
I
have some quibbles with some of the content. The 10,000 y.a. dating of the
widespread use of fire is the youngest I have ever seen and I have looked into
the matter pretty carefully (generally accepted consensus in the
paleoanthropological community is 40,000 years ago at the very least). Of
course, Mr. Comby's theories depend on the presupposition that any mutations
that might be necessary to assist in properly digesting and metabolizing cooked
foods cannot have occurred in ten millennia. Yet whether we date the widespread
use of fire at 10,000 y.a. or 1,000,000 y.a., the utility of cooking will still
be debated and (hopefully) carefully researched--a snaggle-toothed arena if ever
there were one.
Also,
I find there to be exceptions to the usefulness of alimentary instinct which are
not much discussed. Indeed, I am sure that Mr. Comby knows more about these
exceptions than most anyone else in the European raw-food scene, but he isn't
saying much about them in Maximize Immunity. Since he has always been
very forthright about these problems, it is surprising that none are mentioned
in the book.
Then
again, it may be unfair to expect Mr. Comby to engage in a full-fledged
discussion of the problems with instinctive raw-foodism in a volume clearly
designed to appeal to promote a radical new paradigm to a lay audience. I don't
doubt that he would be forthcoming if he were collaborating with other
researchers. Indeed, it is the problems and shortcomings of instinctive
raw-foodist theory which will likely shed the most light on any useful
underlying mechanisms.
Such
quibbles aside, rawists finally have a book they can hand to their neighborhood
M.D., parents, or university-trained dietitians that reasonably espouses raw
foods as central to human health without being combative. If I had an extra
$20,000, I would be tempted to mail copies off to researchers across the U.S.A.
to get his message out into the university/scientific arena where a serious
debate would hopefully ensue. (Instead, I'll write up this review in an obscure
fringe-diet web page. ;-) ).
Indeed,
Maximize Immunity is only one of two "raw books" (the other
being Severen Schaeffer's Instinctive
Nutrition)
which I could highly recommend to anyone, whether a layperson or a researcher.
It appears among the few books which can be seen as proof of the "maturing"
of the raw-foods paradigm. Certainly not fully mature or anywhere close, but a
big step in the right direction. Whether its clarity will ever be heard from
beyond the noise pollution one finds in the idealistic raw books, I don't know.
Histoire de l’instincto
à Macrame :
Well,
let's back up a bit first. Guy-Claude Burger has spent more than a generation
experimenting with original foods. His children were raised eating original
foods, as it became clear how beneficial the practices could be. (A couple of
them reportedly continue eating instinctively into adulthood.) After living for
a time in Mexico, the Burger family secured a farm in France where they welcomed
people curious about instinctive nutrition, or "instincto," as it
became known. Later, in the fall of 1984, the Burgers opened an instincto center
in the charming and roomy setting of an old chateau southeast of
Paris--officially, the Chateau de Montrame. Here people could come to experiment
with original foods of superlative quality (the kind of food any raw-foodist
worth their saltless reputation would giddily rhapsodize over with glee ;-)
), and ask questions of experienced instinctos.
The
table at the Chateau is laden with the finest naturally farmed foods from Europe
and supplemented with imported fruits from Africa, Southeast Asia, and
California. An astonishing variety of fruits, vegetables, nuts, sprouts, honeys,
eggs, shellfish, fish, meats, and organ meats are presented (just for one's
sniffing and tasting pleasure). Herbs, dried at room temperature, are sometimes
attractive in small quantities, and dozens of varieties of bottled water are
available. Orkos, a food warehouse and distribution center for original,
undenatured foods, supplies the whole of France and may have expanded to
surrounding countries.
However,
all is not well at the Chateau. As with many other alternative dietary
philosophies, the claims of super-health and virtual immunity to disease have
proven to be excessively idealistic in the real world. Mr. Burger's wife,
Nicole, died of cancer a few years ago in 1994; and Guy-Claude himself
reportedly has had a few bouts with rapidly growing skin tumors (although
apparently not cancerous, though whom the diagnoses were made by is not clear).
One early occurrence was removed with minor surgery; later occurrences have
receded and disappeared when the amounts of raw meat in his diet were reduced to
small amounts. A few other instinctos are also said to have experienced similar
fast-growing tumors after extended periods of eating large amounts (1-2 lbs =
0.5-1 kg) of meat per day, which reputedly disappear as rapidly as they first
appear, once the levels of meat are significantly reduced.
(Note:
As some who are followers of instincto may be skeptical about the existence or
occurrence of the above events, the source of this information is worth
mentioning. A discussion of the Burgers' problems, and attribution of the
cancers to very large amounts of meat, was given in a letter sent out by the
Chateau de Montrame itself, explaining their version of the events. One of the
recipients of the letter posted a summary of the letter's contents on 6/10/1998
on the Internet's Live-Food email listgroup [live-food@mail.odomnet.com], a
forum devoted to the high-RAF [raw animal food] diet proposed by Aajonus
Vonderplanitz.)
Many
followers also seem all too willing to overlook behaviorial evidence suggesting
the possibility that Guy-Claude Burger's anopsological theories may be based as
much in his own personal proclivities toward hedonism and libertinism as they
are on anything approaching real research about "instincts." He has
had a few conflicts with the police over the years that include a conviction by
the Eclepens court in 1978 (and four years' jail time, with the sentence reduced
a few months for good conduct) for pedophilia. (Charges of additional alleged
pedophilia, brought in 1997 in connection with children of followers living at
the Chateau, were eventually dismissed. The 1997 scandal was reported in the
French media--one published in the June 26, 1997 issue of the magazine L'Express,
the other in the June 30, 1997 issue of the newspaper Liberation. The
report in L'Express includes mention of the earlier time served; see p.
49 of that issue.)
As
discussing the jail time for pedophilia and later allegations of similar
behavior here might be construed as nothing more than ad hominems (character
attack)--when the present discussion centers on instincto food practices--why
mention it at all? It basically has to do with the elaborate justifications that
often surround idealistic philosophies like instincto which may be based as much
in emotion as fact. In this connection, beyond just his instincto theories--and
related to the pedophilia scandals--Burger has also invented a really weird
philosophy (oops, sorry, couldn't help myself there :-)
) called "Meta-psychology," usually referred to as just
"Meta," which--to outsiders--has the appearance of being an elaborate
justification of his own neuroses, sexual and otherwise, along with some
grandiose pronouncements about civilization and human nature. (For example, one
of the tenets of "Meta" is that to blossom as free beings, children
should be allowed to physically/sexually fulfill any Oedipal or other precocious
sexual tendencies they may have that could be satisfied by adults, and adults
should not be unwilling to violate societal taboos against incest or sex with
children to accommodate them.)
Thus,
not only can "Meta" be used as a psycho-philosophical underpinning for
"instinctual" behavior where "instinctive eating" is
concerned (i.e., the principle being that desires/instincts should, generally,
be indulged); at the same time it also seems rather conveniently to have
justified Burger's sexual proclivities by redefining impulses toward pedophilia
as just the normal operation of "instinct." The point being that these
considerations raise the legitimate question whether Burger's theory of
instinctive eating--at least as he has put it forward himself--can really be
viewed as "scientific" rather than being in large part an elaborate
emotional justification for his own behavioral tendencies.
Note
that we are not saying here there may not be something quite legitimate and
worth pursuing where "instinctive nutrition" is concerned. However,
most proponents of the theory do not seem to have considered that the roots of a
dietary theory can often tell us much about not simply what physical needs it
may or may not serve, but also why it may have come into being for more personal
or prosaic reasons. This in turn raises serious questions about how much the
theoretical underpinnings of the theory are actually based on suitably empirical
observations or some kind of reliable science, or are instead primarily
emotional/philosophical conjectures attempting to masquerade as something more.
News
from French correspondents on the Raw-Food email list posting translated French
newspaper reports (see above for sources)--plus their own commentary gained from
local French sources say that most of the long-timers at the Chateau left in the
aftermath of the 1997 scandal. The whole scene at the Chateau is very cult-like,
as it was even when my wife and I visited in the late 1980s, and it appears to
have gotten worse over time.
Estimates
vary as to how many instinctos there are in Europe. Some claim that over the
years, many, many thousands of people have visited the Chateau de Montrame for
weekend seminars and longer visits. Are there thousands of 100% instinctos in
France? In Europe? I seriously doubt it. Are there hundreds? Probably, but one
has to wonder how strict they might be. ORKOS sells tons of food, but that can
hardly be used to determine how strictly the purchasers are in following the
instincto regime.
I
don't live in Europe, don't speak French, and most of my info on the scene comes
secondhand. Hopefully, some of our European friends close to the scene will
furnish us with updates here to help provide an antidote to the inevitable
spin-control put on reports emanating from within the more idealistic sector of
the movement. [Contact
me via email with
information you might have, and I'll post informational updates here if they can
be sufficiently confirmed and are newsworthy enough to warrant it.]
With
the publication in 1987 (and reprint in the early 1990s) of Severen Schaeffer's
book, Instinctive Nutrition, a few Americans started to eat instincto.
One named Zephyr has gone on to write a book himself, Instinctive Eating: The
Lost Knowledge of Optimum Nutrition (see review
of the book here
on Beyond Veg, plus ordering
information on
the Rawtimes site to receive direct from the author; also available through
retail channels). My wife and I also wrote up a considerable manuscript, much of
which deals with instincto, but have not found a publisher--just as well since
our views have changed significantly since the last editing was done. ;-)
As
well, there is another book in English on instincto published in Australia, Instinctive
Nutrition: Food, Your Body and You, by Helen Young (see review
on this website), which is interesting, but it doesn't add much information. (Ordering
info: ISBN 0-9587607-0-5, published 1995, by Accord Health and Lifestyle
Management, P.O. Box 41, Flemington 3031, Victoria, Australia. Send AUS $21.95
per book.)
Bruno Comby, a long-time figure on the European raw-food scene--who cut ties with the instincto movement to strike out independently when the cult-like situation at the Chateau de Montrame became clear to him some years before the 1997 scandal surfaced--has written a slew of books about instinctive raw-foodism. At least one of these, Maximize Immunity, has been translated into English and is reviewed here on the site. He has a website as well.
Sources http://www.beyondveg.com/nieft-k/rvw/rvw-maximize-immunity.shtml
Table
des matières
Mangez mieux, vivez mieux !
Préface du Pr Cloarec
Préface du Pr Abrams
Introduction
de Brice Lalonde
Définition de l'écologie alimentaire
Introduction : Changez votre alimentation !
PREMIERE PARTIE : POURQUOI MANGER MIEUX
L'alimentation moderne est artificielle, polluée et inadaptée - Les différents
procédés de transformation des aliments - La cuisson dénature les aliments -
Les vitamines sont indispensables à la vie - Les différents systèmes
d'alimentation à travers le monde et l'histoire - Le retour aux lois naturelles
de la nutrition - Les recherches sur la nutrition paléolithique - Vie et santé
de l'homme préhistorique - L'alimentation des primates dans la nature - La santé
étonnante des Esquimaux - Les bienfaits des acides gras polyinsaturés du
poisson cru - Trois cents nutritionnistes réunis en Congrès à Stockholm -
L'alimentation écologique et le végétarisme - Les expériences d'un médecin
américain : Pottenger - Une source de protéines particulièrement écologique
: les insectes - Pourquoi les aliments naturels nous conviennent mieux que les
aliments artificiels.
DEUXIEME PARTIE : MIEUX VIVRE EN MANGEANT MIEUX
Les avantages écologiques d'une alimentation naturelle - Un gain de temps
considérable - Une véritable libération pour les femmes - Une alimentation
respectueuse des libertés individuelles - Une table paradisiaque - Le plaisir
gustatif décuplé - Maigrir par l'écologie alimentaire - La théorie des
calories - Beauté par l'écologie alimentaire - Le sport et l'écologie
alimentaire - Manger mieux et pas cher : une source d'économies pour le budget
familial et pour les entreprises - Comment manger bio et pas cher.
TROISIEME PARTIE : PLUS DE SANTE EN MANGEANT MIEUX
Comment prévenir les maladies par l'écologie alimentaire - Mieux manger :
quels résultats peut-on en attendre ? - Troubles digestifs et écologie
alimentaire - Moins de stress en mangeant mieux - Alimentation et affections
cardiovasculaires - Objectif cholestérol : un défi facile à relever - Cancer
et écologie alimentaire - Maladies infectieuses et écologie alimentaire -
Rhumatismes et écologie alimentaire - Allergies et écologie alimentaire -
Inflammations, douleurs inflammatoires et écologie alimentaire - Maladies
graves et écologie alimentaire - Précautions dans les applications thérapeutiques
de l'écologie alimentaire.
QUATRIEME PARTIE : COMMENT MANGER MIEUX
Les trois étapes de toute réforme alimentaire et les deux stades d'une
meilleure alimentation - Les différentes manières de pratiquer l'écologie
alimentaire : les régimes progressifs, la cuisson à basse température,
l'exclusion sélective de certains aliments particulièrement nocifs, la cure
d'alimentation naturelle d'une semaine par saison, la cure d'alimentation
naturelle de trois semaines par an, la journée écologique hebdomadaire, le
repas quotidien à deux vitesses, le petit déjeuner de fruits, les régimes
occasionnels, le crudivorisme, le végétarisme, l'alimentation dissociée, les
règles de combinaisons alimentaires, le frugivorisme, le végétalisme,
l'alimentation paléolithique.
A quelle période de l'année peut-on manger mieux ? - L'importance d'un large
choix alimentaire - Les merveilles de la nature : une infinité de saveurs délicieuses
- Liste des fruits et aliments sucrés - Liste des légumes - Liste des aliments
riches en protéines - Le calcium des produits laitiers est-il indispensable ? -
Textes des docteurs Christian Pauthe et Nicolas Le Berre - Les horaires de repas
adaptés à chaque cas particulier - Quelle quantité faut-il manger ? - Le déroulement
d'un repas - Equilibrage des besoins nutritionnels - Le petit déjeuner, le
repas de midi, le repas du soir - Une seule boisson indispensable : l'eau -
Manger meilleur : davantage de plaisir alimentaire - Les règles de combinaisons
alimentaires - La qualité des aliments est primordiale - La conservation des
aliments - Comment faire germer les graines - Comment sécher viandes et
poissons à l'air libre comme le font les Esquimaux - Comment mieux manger au
restaurant et en repas d'affaires - Comment manger mieux en voyage - Comment
manger écologique dans un cocktail ? - Mieux nourrir ses enfants -
L'alimentation naturelle de la femme enceinte - Mieux manger au troisième âge
- Précautions pour manger mieux en toute sécurité - Les réactions de désintoxication
de l'organisme - L'interprétation des réactions du corps - Le jeûne
occasionnel : un moyen naturel de santé ?
CONCLUSION : VERS UNE ECOLOGIE ALIMENTAIRE
Postfaces de scientifiques - Au delà de l'alimentation - Bibliographie.
Bruno Comby est
l'auteur de nombreuses études
et publications scientifiques, ainsi que de dix livres
pour le public, traduits en anglais, allemand, espagnol, italien, portugais et
tchèque, qui ont aidé plus d'un million de lecteurs à vivre mieux.
Burger parle de Comby
Extrait de Instincto Magazine n° 43-44,
juillet-aout 1991, Editorial par G.-C. Burger
Tout près de l'hôpital de
Provins - le fameux hôpital qui nous veut tant de bien...- il y a un carrefour,
construit depuis quelques années, où ont été plantés quelques arbres
d'ornement comme on en plante au bord des échangeurs d'autoroutes.
Des fruits gratuits sur le bord
des routes pourraient constituer une base de nourriture précieuse quand les
importations de produits alimentaires sont interrompues. Mon père, qui a connu
les rigueurs de la guerre de 1914-18, me racontait souvent comment il grimpait
aux arbres pour y cueillir des pommes vertes, qu'il trouvait délicieuses après
les avoir lancées à plusieurs reprises contre le tronc pour les ramollir, tant
son estomac criait famine (au point de manger même les mouches, délicieux
insectes dont Bruno Comby n'a pas encore songé à vanter les mérites et
qui faisaient pourtant partie du menu journalier dans les régions les plus
touchées par les pénuries de l'époque).
Extrait
de Instincto Magazine n° 40-41, avril-mai 1991, Chronique par G.-C. Burger
Mais les ennuis ne sont pas
terminés : la théorie veut que la répétition suffise à induire l'état
d'allergie, les mesures prises ne devraient être, en conséquence, qu'un remède
temporaire. Il faudra bientôt renouveler le tableau de chasse. Il y aura
peut-être les insectes chers à Bruno Comby : mangeurs de grillons ou
mangeurs de lion...
Sources : http://www.geocities.com/HotSprings/7627/IM40-mangeursdelion.html