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Bruno Comby
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crudivoristes
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G-C Burger
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En savoir plus sur la secte d'Orkos-Montramé
Le rapport parlementaire de 99 classant Orkos - Montramé parmi les sectes :
". l'Instinctothérapie Créé par M. Guy Claude Burger, ce mouvement guérisseur diffusé par différentes structures prône une méthode alimentaire spécifique : manger cru, végétalien et seulement ce dont on a envie. Cette secte a accueilli dans son centre de Montramé plusieurs personnes souffrant d'affections graves et notamment de la sclérose en plaques. M. Burger a été condamné, par un arrêt de la Cour d'appel de Paris en date du 21 janvier 1997, à 3 mois de prison avec sursis pour escroquerie et exercice illégal de la médecine. Son recours en cassation a été rejeté le 30 avril 1998." sources : http://www.assemblee-nationale.fr/dossiers/sectes/r1687p2.asp#P617_54237 |
Des
infos sur Orkos
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What is "Orkos"?
Orkos
is a food supplier for raw eaters in Europe. It sells whole, unheated, organic,
high-quality fruits, vegetables, nuts, meats, etc. (but no dairy) only by mail
order. Orkos is based in France and Germany, and cannot send any fresh food to
the United States.
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What is "Paleo", or the Paleolithic Diet?
The
Paleolithic Diet is the supposed diet of our ancestors prior to agriculture. Its
main characteristics are: no refined or processed foods, no grains, no dairy, no
added salt, no beans, a high percentage of (usually cooked) animal products. In
general, foods to which humans are not genetically adapted to are avoided. In
particular, all foods which are part of the Paleolithic diet are edible raw. For
more information, see the Paleolithic
Diet page, which
also has information on mailing
lists.
·
Who is Guy-Claude Burger?
Guy-Claude
Burger is the founder of Instinctive
Nutrition, or
Anopsology. He and his family started eating raw in 1964, while they were still
in Switzerland, then moved to France. One can learn about his theories through
his book,
or Schaeffer's,
or through introductory courses organized in the "Château
de Montramé"
(France) and in Berlepsch (Germany). Visit the websites "Instinctothérapie
ou alimentation naturelle"
(in French) and "Rohkost
Ernährung"
(in German).
Besides
nutrition, Burger has also written about "metapsychoanalysis", in
which he suggests ways to resolve the Oedipus complex. He has served time in
prison in the early eighties for child molestation, and was arrested once again
in June 1997 because the "Château de Montramé" is suspected to be an
area of intense pedophiliac activity.
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Who is Bruno Comby?
Bruno
Comby is a
long-time instinctive eater and is the author of several popular books about
health and nutrition, among which Maximize Immunity, Marcus Books, PO Box
327, Queensville, Ontario, Canada, L0G 1RO. Phone: (905) 478-2201, fax: (905)
478-8338. He is also known for practicing entomophagy (insect-eating). According
to his experience and theories, insects have been part of the primate diet for a
much longer period of time than meat, and he finds (raw) insects extremely
satisfying for the appetite.
Sources http://www.math.jussieu.fr/~tu/raw-food/faq.html#burger
La secte vue par le Parlement Français
Selon
l'Ordre national des médecins, environ 3 000 praticiens auraient aujourd'hui en
France des relations avec un mouvement sectaire, mais ce chiffre doit être
interprété avec prudence. Les liens entretenus sont en effet extrêmement
divers, allant du sympathisant occasionnel à l'adepte fortement impliqué.
Comme le relève
à juste titre le Conseil de l'Ordre : « dans le processus général de
recrutement des adeptes, l'entrée d'un médecin dans une secte n'a rien de
particulier : personnalités fragilisées, stressées, parfois déprimées,
affectées par l'impuissance ressentie de leur pratique face à la misère et à
la mort, en l'absence d'idéal... ».
l'Instinctothérapie
Créé par M. Guy
Claude Burger, ce mouvement guérisseur diffusé par différentes structures prône
une méthode alimentaire spécifique : manger cru, végétalien et seulement ce
dont on a envie. Cette secte a accueilli dans son centre de Montramé plusieurs
personnes souffrant d'affections graves et notamment de la sclérose en plaques.
M. Burger a été
condamné, par un arrêt de la Cour d'appel de Paris en date du 21 janvier 1997,
à 3 mois de prison avec sursis pour escroquerie et exercice illégal de la médecine.
Son recours en cassation a été rejeté le 30 avril 1998.
http://www.multimania.com/tussier/instinc3.htm
La pratique de l'instinctothérapie à Montramé
Extrait du journal
"Le Monde" du mercredi 8 juin 1988, pages 23 & 24
Les
disciples de l'instinctothérapie suivent leur instinct pour se nourrir et
mangent cru. Ils prétendent guérir toutes les maladies. Sans aucune preuve.
(Réponse
de Guy-Claude Burger à cet article)
GUY-CLAUDE
BURGER adore parler de ses enfants. Surtout de ses trois derniers, les
"crus ". Depuis leur plus tendre enfance, ces trois bambins, qui ont
aujourd'hui atteint l'âge de raison, n'ont jamais touché un aliment bouilli,
pressé, congelé, haché, grillé ou frit. Faut-il s'en étonner ? Leur pére,
Guy-Claude Burger, cinquante-trois ans, fondateur de l'instinctothérapie, prêche
depuis 1964 le retour à l'alimentation "originelle". Non traitée,
cela va sans dire, mais de plus crue.
"Seul
l'instinct peut nous guider vers ce qui est bon pour notre santé",
explique ce diplômé de physique venu de Suisse. "Regardez les
animaux ils savent, grâce à une sorte de prescience qui nous dépasse les
aliments qui leur sont nécessaires. Nous aussi, nous devons suivre notre
instinct alimentaire. Mais il ne fonctionne qu'avec des aliments originels qui
ont existé de tout temps dans la nature. La cuisson et plus généralement la
cuisine tentent de rendre bon ce qui était mauvais à l'état naturel. Elles
faussent donc notre instinct."
Et
de conclure, dans un texte paru en 1974 sous le titte, "L'instinctothérapie
élixir de jeunesse ? ":""ll s'agit de retourner à une
alimentation telle que pouvaient se la procurer nos ancêtres avant le règne de
l'artifice, tel que les prédécesseurs de l'homo sapiens ou leurs ancêtres
plus ou moins simiesques.
Fi
donc de la cuisson, source de tous les maux, mais aussi des mélanges, des
associations ou même de l'assaisonnement. A-t-on jamais vu un de ces hommes préhistoriques
si chers au coeur de Burger saler une tomate ou ajouter un filet de citron à sa
viande crue ? Le lait et ses produits dérivés, à l'exception du lait
maternel, sont eux aussi, bannis. "Le lait de vache est naturel pour le
veau pas pour l'homme", tranche sentencieusement Guy-Claude Burger,
dans un livre paru en 1985, "la Guerre du Cru:" "Pour se
procurer du lait, il faut toute une série d'artifices. Personne n'a jamais vu
un gorille traire une vache dans la forêt vierge".
En
vertu de ces principes, les petits Burger, mis à l'école instincto dès leur
naissance, n'ont jamais goûté un morceau de pain, une tasse de tisane, un
avocat vinaigrette, un yaourt ou une orange pressée. En revanche, glisse
malicieusement leur mère, ""Ils adorent les pommes de terre
crues ".
Pour
suivre son instinct,Guy-Claude Burger, qui n'est pas médecin, ne donne qu'une
consigne : se fier à son odorat. La règle du jeu consiste donc à respirer
fruits et légumes en attendant le moment magique de 1'"appel
instinctif" cet instant où l'on acquiert la certitude que l'aliment reniflé
est le plus juste.
Au château de Montramé
(Seine-et-Marne), une superbe bâtisse du douzième siècle qui abrite les
disciples de Guy-Claude Burger, cette loi est devenue la règle. A chaque repas,
les "instincto" réunis autour de grandes tables de bois couvertes de
fruits et de légumes, de viande et de poisson crus reniflent à qui mieux mieux
dans l'attente de leur appel instinctif. Appliqués, sérieux, ils se passent un
à un les aliments en commentant gravement les odeurs du jour. Mutine, la femme
de Burger, qui vole de table en table au secours des néophytes, déconcertés,
accepte de livrer quelques secrets : "Si la salade sent larose,c'est
qu'elle est bonne pour vous, si elle sent la poussière, changez
d'aliment". ~ A deux pas, Joëlle, une petite brune appliquée,
venue d'Ardèche, suit ses conseils à la lettre.
Après avoir consciencieusementrenillé
les oeufs, elle avale sans sourciller dix-huit jaunes crus. Une véritable
aubaine pour son voisin qui se délecte des saladiers de blancs d'oeuf qu'elle
laisse volontairement de côté.
"Ce
type d'alimentation sans produits laitiers risque de provoquer des carences en
calcium importantes",
note le professeur Bernard Guy-Grand. "De plus, les repas monocordes, où
les aliments sont peu variés, entrainent une réduction de l'apport calorique,
et donc de forts amaigrissements".
Avec ses 18 jaunes d'oeuf Joëlle reste malgré tout en deça des records du
monde détenus par les pionniers de l'instinctothérapie cités avec une pointe
de fierté par Guy-Claude Burger dans "La Guerre du Cru" : 151 jaunes
d'oeuf en deux jours, 120 fruits de la passion en un repas, 1,300 kilo de
miel en un dessert, 67 bananes en une journée. Le tableau est suivi d'un
post-scriptum : "Ces records ont été battus pour la plupart par de grands
malades qui s'en sont fort bien trouvés et dont les besoins spécifiques
s'expliquaient par un état particulièrement précaire."
Car
l'instinctothérapie se pique également de guérir."La maladie n'est pas
une fatalité", explique doctement Guy-Claude Burger dans un dépliant sur
le centre thérapeutique d'alimentation originelle Les Fontanilles "Vous
pouvez l'éviter en laissant à votre organisme la possibilité de choisir ce
qu'il lui faut".
L'instinctothérapie
stimulerait un système de défense naturel rendu inopérant par des siècles
d'alimentation cuite. Migraine, arthrose, rhumatismes, grippe,: tout
disparaitrai comme par miracle avec les aliments originels.
Les
patriarches de l'Ancien Testament eux-mêmes ne sauraient échapper à cette
implacable logique. Si Adam, Seth, et Mathusalem ont vécu plus de neuf cents
ans, Abraham, Isaac, Ismaël ou Jacob, nés après le Déluge, sont morts avant
diavoir atteint deux cents ans. "On dirait qu'après le Délage il y aurait
eu une dégradation progressive",note Guy-Claude Burger, "les
problèmes de santé semblent s'aggraver : les ulcères de Job, la peste
qui frappe le peuple de David pendant la moisson du blé, j'attribuerais
volontiers cette lente déconfiture aux progrès de la cuisine. Au cours du
temps, ses effets sur la santé et la durée de vie n'ont pu que
s'intensifier".
Mathusalem,
patriarche "instincto". De doux réveùrs de ce paradis de la préhistoire
? Pas toujours. Avec le temps, les "instincto" se sont forgés un
jargon métaphysico-scientifique où surnagent quelques mots-clés: la détoxination,
les phases lumineuses, la rééducation de l'instinct alimentaire, l'état d'interrogation-obéissance
et la dénaturation thermique.
Plus
qu'une intuition, I'instinctothérapie récemment rebaptisée anopsothérapie
est devenue un système. Et, au fil des années, Guy-Claude Burger est passé maître
dans l'art de glaner ici et là des références scientifiques qu'il met
habilement bout à bout. Partielles tronquées et ssouvent remaniées, mais
terriblement efficaces auprès de ses fidèles. Sa référence préférée
demeure ainsi un article de 1982 de R. Derache, intitulé "Pyrolise des
aliments et risques de toxicité". Burger aime le résumer en quelques mots
expéditifs: "Avec la nourriture cuite, on absorbe
une quantité de substances cancérigènes correspondanr à deux paquets de
cigarettes par jour."
Le
maître omet de distinguer la pyrolise, le chauffage excessif qui fait
apparaitre des composés bruns,
et la cuisson. Simple détail sans doute aussi que cette conclusion de M.
Derache : "Si la pyrolyse donne effectivement naissance à des substances
mutagènes, cet effet ne signifie pas pour autant qu'elles soient cancéreuses."
(AP : cancérigènes ?)
Qu'importe.
Les disciples de Burger, qui notent scrupuleusement ses paroles sur de grands
cahiers d'écolier, ne songent guère à se plonger dans ce genre de littérature.
La parole du maître leur suffit. Et cette parole énonce de véritables
miracles. Dans un texte de 1983, Nature contre cancer, Guy-Claude Burger dresse
la liste des "résultats déjà obtenus": la guérison dans deux cas
de leucémie myéloblastique, un cas de dendriome méningé, un cas de trachome
trophoblastique avec métastases pulmonaires, trois cas de mélanome avec métastases
diverses, un cas de carcinome avec des métastases pulmonaires importants, un
cas de sarcome lymphoblastique du pharynx et un cas de tumeur du col de l'utérus.
Des résultats "tout aussi encourageants" auraient été
obtenus avec " divers cas de maladies auto-immunes, comme la polyarthrite
rhumatoide, la sclérose en plaques ou l'ulcère variqueux ".
Où
sont les études scientifiques qui pourraient appuyer de tels résultats ? Elles
n'existent pas. Ces opérations seraient " trés coûteuses", rétorque
Guy-Claude Burger à ceux qui s'étonnent d'une telle désinvolture
scientifique. Constatant l'absence de travaux expérimentaux ou d'essais
chimiques (note AP: ça doit être "cliniques"),
la Ligue suisse contre le cancer conclut d'ailleurs dans une étude publiée le
17 janvier dernier que "Burger énonce des informations péremptoires
basées sur des expériences anecdotiques et bien entendu invérifiables ".
C'est
pourtant sur la foi de ces rumeurs de guérison miraculeuse que de grands
malades se pressent à Montramé. Les dépilants roses de l'association ne
proclament-ils pas: "Vous a-t-on dit que vous avez une maladie
incurable ? Qui sait mieux que votre corps si elle est incurable ou non? "
Dans
les couloirs du château, l'on se raconte à mi-voix les histoire smystérieuses
de ces rétablissements spectaculaires: Guy, vingt-six ans, cancéreux, remis
sur pied grâce à l'instinctothérapie. Michel, dix-huit mois, leucémique, guéri
après avoir absorbé 16 jaunes d'oeuf par jour pendant six mois. Sans compter
la propre légende du maître des lieux qui assure avoir vaincu son cancer de la
gorge grâce à son alimentation. La
Ligue suisse contre le cancer précise qu'il s'agit d'une guérison liée à la
fois à la chirurgie et à la radiothérapie.
Mais Roger n'a que faire de preuves
scientifiques. Retraité depuis peu, il est atteint d 'une forme de myopathie
qui le rend chaque jour plus faible. Aujourd'hui, pour marcher, cet ancien
sportif doit s'aider d'une canne qui ne le quitte plus.
Il
y a quelques mois, entraîné parune amie "instincto", Roger a décidé
de jeter à la poubelle sa cortisone. Il rit encore en songeant au mauvais tour
qu'il a alors joué à son médecin: "Je ne lui ai pas dit quej'avais arrêté
mon traitement et il m'a trouvé mieux. Quand je lui ai avoué que je ne prenais
plus de cortisone, il a été bien attrapé". Convaincu que son salut passe
désormais par l'instinctothérapie ,Roger suit les cours de Guy-Claude Burger
en hochant gravement la tête.
Les
couloirs de Montramé viennent rarement à connaître le destin de ceux que
Guy-Claude Burger classe parmi ses échecs. Comme cette silhouette maladive et
épuisée,débarquée un beau matin dans le cabinet du professeur Marcel-Francis
Kahn à l'hôpital Bichat à Paris. "Il s'agissait d'une jeune fille
atteinte de polyarthrite qui n'était pas totalement satisfaite de nos résultats,
raconte-t-il. Elle a suivi dès avril 1987, un régime "insiincto",
accompagné d'un arrét complet de son traitement. Lorsqu'elle est revenue trois
mois plus tard, j'étais atterré: elle avait maigri de 14 kilos, ses règles s'étaient
interrompues et elle perdait ses cheveux. Elle avait des carences en calcium, en
minéraux et en protéines importantes. Elle présentait les mêmes symptômes
que les personnes atteintes d'anorexie mentale. I1 a fallu la réalimenter
progressivement et elle a été régulièrement suivie par le service
d'endocrinologie et par le service de nutrition de l'hôpitaL Elle se remet peu
à peu".
Ces
drames ont tout de même fini par ébranler certains des adeptes de Guy-Claude
Burger. Dans le numéro 3 de "l'Eveil Iinstinctif", une
publication "instincto" qui se veut "ni inconditionnelle ni
iconoclaste " Jacques Fradin s'interroge sur "lés problèmes
pratiques d'un tel régime". Et l'on découvre au détour d'un
paragraphe consacré aux risques d'amaigrisement le cas d'un pratiquant suisse,
" instincto" depuis quatorze ans, "hospitalisé in
extremis avant issue fatale pour dénutrition avancée".
Plus
inquiétante encore apparaî tla méfiance naturelle des "instincto"
pour la médecine, cet "acte d'orgueuil" qui irrite tant Guy-Claude
Burger. Jacques Fradin, favorable a un suivi médical rigoureux relève trois
cas de mort dramatiques : "Une personne morte de paludisme pour s'être
obstinée à ne pas consulter pendant huit jours de fièvre en plateau, une
autre ayant attendu plus de six jours de fièvre en plateau et de céphalée
occipitale avant de consulter et de découvrir qu'il s'agissait d'une thyphoïde,
une autre encore ayant arrété son traitement immuno-suppresseur malgré une
greffe d'organe".
De nouveaux volontaires se présentent malgré tout régulièrement aux
portes du chateau. Prêts le plus souvent à laisser tomber leur traitement du
jour au lendemain. Les films que le centre présente en soirée dans le salon du
château sont, d'ailleurs, de nature à entretenir les vocations les plus
fragiles. Dans un court métrage, produit par le Centre d'écologie alimentaire,
une institution crée par Burger dans son pays natal, la Suisse, le maître de
Montramé s'interroge: "Le cancer ne serait-il pas le résultat de nos
erreurs ?" Suit le témoignage invérifiable d'une femme affirmant s'être
débarrassée d'un canccr généralisé en deux mois. Assise à l'ombre d'une
tonnelle fleurie, elle fixe la caméra en bénissant cette guérison acquise,
dit-elle "sans autre thérapeutique que l'alimentation".
Si cette thérapie 100 %
naturelle, n'a guèrec profité aux malades, la famille "instincto",
elle, a prospéré. Installés dans un superbe château rénové à quelques
kilomètres
de Provins, les fidèles de Burger semblent à l'abri du besoin. Cette "médecine
holistique" est d'ailleurs coûteuse: un week-end d'introduction
donnant droit aux cours de Guy-Claude Burger revient à 1320 francs et le prix
des stages de huit jours dépassent (AP: dépasse) 4000 francs, non remboursés
par la Sécurité sociale.
Au tarif normal, un couple désirant passer quatre semaines à Montramé doit débourser
plus de 30 000 francs. "Victimes de leur succès ", disent-ils,
les Burger se sont également improvisés épiciers. Les produits originels ne
se trouvant pas dans les rayons des supermarchés, ils ont fondé un label,
Orkos, et un réseau de distribution qui couvre désormai la quasi-totalité du
territoire. On y trouve, à la fois, du miel en rayons, des algues Kumba, des
avocats "sauvages", des fruits "bio" et de la viande "instincto"issue
d'animaux élevés aux aliments crus.
Toutes ces précautions justifient, dit-on à Montramé, les prix élevés de
ces marchandises parallèles.
"La
santé n'a pas de prix ", chuchote la femme de Roger en souriant. "lIs
sont tellement bons pour nous, ici".
Déçus par la médecine, abattus par la maladie, trompés par de faux
espoirs, ils restent fidèles à Montramé. Pour quel résultat ?
ANNE CHEMIN.
http://www.multimania.com/xbeluga/chemin1.html